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ArcelorMittal lâche l’Inox

Le 08 décembre 2010 par Daniel Krajka


Outokumpu

Le sidérurgiste va enfin se délester de sa branche acier inoxydable.

Annoncée le 28 juillet 2010, l’étude sur une potentielle scission de la branche acier inoxydable d’ArcelorMittal a été conclue, indique un communiqué du groupe. Sur la base de cette évaluation, le conseil d'administration du groupe a « décidé de mettre en œuvre la scission qui devrait maximiser la valeur pour les actionnaires ». Sous réserve de leur approbation, les actions de la branche Inox seront distribuées aux actionnaires lors du premier trimestre 2011. Ces derniers recevront une action acier inoxydable pour vingt actions ArcelorMittal détenues à la date de clôture des registres. Ces nouvelles actions acier inoxydable seront cotées sur Euronext Paris, Amsterdam et Luxembourg. Aux États-Unis, elles seront négociées sur le marché hors cote sous la forme de « NY Registry Shares » mais ne seront pas cotées sur les marchés boursiers officiels.

 

L’opération devrait se traduire par une charge de dépréciation d'environ 800 millions de dollars, sans contrepartie en termes de trésorerie. Après la scission, la branche Acier inoxydable enregistrera une dette financière nette d'environ un milliard de dollars, incluant à la fois « la dette existante d'ArcelorMittal, transférée avec la branche acier inoxydable, et la nouvelle dette contractée par cette branche ». La transaction devrait donc être globalement  neutre en ce qui concerne le ratio dette nette/ebitda du numéro un mondial de la sidérurgie.

 

Employant environ 11 000 salariés, la branche Inox représentait en 2009 4% de la main-d’œuvre globale d’ArcelorMittal et 7% de son chiffre d’affaires, soit 4,2 milliards de dollars. Cette cession était envisagée depuis fort longtemps puisque déjà Usinor, qui s’était déjà débarrassé d’une partie de ses produits longs, avait l’intention de se recentrer sur les aciers plats au carbone. Mais contrairement à Guy Dollé, l’actuelle direction table sur l’intégration verticale et investit massivement dans le minerai de fer et le charbon métallurgique pour échapper à la très forte hausse des prix des intrants.   

 

 


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